La défiance du corps médical demeure profonde

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N'hésitant pas à battre le pavé, les praticiens ont été aux avant-postes de la contestation à la loi HPST. Un an plus tard, la césure avec le ministère peine à se résorber. En dépit d'une certaine souplesse dans l'application locale des textes, ils s'estiment plus que jamais mis au ban de "leur" hôpital.

Au ministère de la Santé, on assure ne pas s'être mis à dos les médecins avec la mise en œuvre de la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST). Pour autant, le texte a été ressenti comme "un grand sentiment de défiance" du politique vis-à-vis du corps médical, assure Pierre Coriat, président de la Commission médicale d'établissement (CME) de l'Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP). "Que le directeur soit le patron de son établissement, personne ne le conteste, mais il ne peut piloter la direction médicale", souligne le chef du service d'anesthésie-réanimation de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière…

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