La présidence du conseil de surveillance reste le pré carré des politiques
Ils se disent écartés du pilotage de l'hôpital, exclus de la gouvernance d'un des acteurs clés de leur commune. Élus à la quasi unanimité à la tête des conseils de surveillance, les maires auraient-ils crié plus fort que de raison ? À moins que leur éviction ne soit que partie remise...
À regarder de près l'élection des présidents de conseils de surveillance (CS), la disparition tant décriée par les élus locaux de leur place dans la gouvernance hospitalière interroge. En effet, dans la lignée des précédents conseils d'administration (CA), le maire se voit dans neuf cas sur dix systématiquement élu à la tête de cette nouvelle instance issue de la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST). Ainsi, sur les 32 CHU-CHR, seuls l'Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) et le CHU de Clermont-Ferrand ont opté pour une personnalité qualifiée en lieu et place de l'élu local*. Dans les établissements de moindre taille, quelques cas isolés sont également à noter, tel qu'au CHI de Poissy-Saint-Germain (Yvelines), à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) voire à Brie-Comte-Robert (Seine-et-Marne) où un représentant des usagers a même été élu…
