Coopération hospitalièreGCS et CHT : une collaboration qui ne va pas de soi
Poussée de l'avant par la loi HPST, la coopération hospitalière a le vent en poupe. Mais des GCS à la CHT, des difficultés se font jour pour réellement utiliser à bon escient ce type de dispositif et ne pas risquer de sombrer dans un empilement de coquilles vides.
"Valorisés", pour ne pas dire "glorifiés" par la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST), les Groupements de coopération sanitaire (GCS) rencontrent toutefois quelques "écueils" dans leur mise en œuvre, note Claudine Bergoignan-Esper, directrice du centre de droit Jurisanté, à l'occasion d'un colloque du Centre national de l'expertise hospitalière (CNEH) le 2 décembre dernier. La "formidable explosion" de ce dispositif se trouve en effet contrebalancée, selon elle, par la complexité de ses qualités juridiques, celle des nouveaux GCS Établissements de santé (GCS-ES), ainsi que la cohabitation, peu évidente, entre GCS et Communauté hospitalière de territoire (CHT). En amont, pour faciliter toute coopération public-privé, Hervé Tanguy, également directeur de Jurisanté, rappelle la nécessité, avant toute signature de convention constitutive, de porter une attention particulière au montage financier…
