Facturation des chambres individuellesUne course aux recettes à l'éthique douteuse
Nombre d'hôpitaux voient dans la facturation des chambres individuelles une piste de recettes à explorer, d'autant qu'elle n'est désormais plus corrélée à la nécessité d'une nuit d'hospitalisation. Mais l'équité des soins de ce dispositif, accusé de galvauder l'essence même de l'ambulatoire, interroge.
Phénomène en voie de généralisation dans les établissements de santé, la facturation des chambres individuelles est ainsi vivement poussée de l'avant par l'Agence nationale d'appui à la performance des établissements de santé et médico-sociaux (ANAP) dans certains de ses contrats de performance, comme l'atteste celui signé début février avec le CH de Belfort-Montbéliard (lire notre brève du 03/02/2011). "Les dérogations s'avèrent assez complexes", tempère toutefois l'ANAP, et ne font pas de ce dispositif une réelle "poule aux œufs d'or". Pour autant, l'Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) vient elle aussi de lancer une expérimentation à 45 euros par jour dans cinq de ses établissements en vue d'une éventuelle généralisation à l'ensemble du CHU (lire notre brève du 20/01/2011). Enfin, depuis le 1er mars, il ne suffit plus désormais de passer une nuit à l'hôpital pour se voir facturer une chambre individuelle…
