GCS établissement de santé public-privé Des alliances de raison fragiles

|

Les espoirs portés par les expérimentations de Groupement de coopération sanitaire (GCS) établissement de santé public-privé semblent aujourd'hui plutôt malmenés. Faut-il pour autant enterrer ces modèles ou en tirer des leçons ?

Alors que le gouvernement prône les rapprochements entre établissements et qu'émergent des Communautés hospitalières de territoire (CHT) pour une meilleure efficience de l'offre de soins, certains GCS établissements de santé public-privé lancés à titre expérimental avant la loi HPST s'avèrent grippés.

Des expérimentations difficiles

Ces expérimentations menées dans des régions différentes donnent des résultats inquiétants, allant de la mise sous administration provisoire des établissements adhérents, au déchirement, voire à l'abandon des partenaires d'hier. En Basse-Normandie, l'expérimentation autour des urgences réunissant l'hôpital de la Côte Fleurie et la Polyclinique de Deauville se solde par une impasse (lire notre article du 12/07/2011). En Bourgogne, l'avenir du GCS Montceau-Le Creusot est aussi compromis avec la problématique de la reprise des activités de la fondation Hôtel-Dieu du Creusot, mise entre les mains du Tribunal de grande instance (TGI) de Chalon-sur-Saône (lire aussi notre brève du 17/11/2011), sur fond de déficits. Rien ne va plus également en Provence-Alpes-Côte d'Azur, du côté du GCS pédiatrique regroupant le CHU de Nice et la fondation Lenval. Dans ce cas, le statut du regroupement est clairement remis en cause à grand renfort de rapports. L'évocation d'une transformation de l'actuel GCS en structure de droit public voire en établissement public de santé divise les partenaires (lire notre brève du 23 novembre 2011). Dans le Nord, le GCS Flandre-maritime, issu du rapprochement du CH de Dunkerque et de la polyclinique de Grande-Synthe pour les activités de chirurgie, de gynécologie-obstétrique et de néonatalogie, semble connaître une mauvaise passe. Un plan de retour à l'équilibre se profile avec suppressions d'emplois à la clé, rapportent les syndicats CGT et CFDT de l'hôpital de Dunkerque dans la presse régionale. En Lorraine, a également été autorisé avant la loi HPST le GCS Pôle de santé du bassin houiller, comprenant notamment le groupe Hospitalor actuellement en difficulté financière (lire notre brève du 18/01/2011)…

Vous devez être abonné pour lire la suite