Ressources humaines

L'Apajh forme des volontaires pour aider les personnes polyhandicapées en Loire-Atlantique

L'Apajh 44 forme des salariés volontaires à l'accompagnement des personnes en situation de polyhandicap pour pallier les besoins des maisons d'accueil spécialisées, dans le contexte de la crise sanitaire du Covid-19.L'Apajh Loire-Atlantique (Apajh 44) met à profit la bonne volonté de certains de ses employés pour renforcer les équipes de ses maisons d'accueil spécialisés (Mas). En effet, "dès le début de la situation, considérant que le personnel médico-social était concerné par l'obligation de continuité des soins, nous avons souhaité lancer tout de suite la dynamique de volontariat et mobiliser de manière transversale au sein de l'offre Apajh", raconte Erwann Delepine, directeur général de l'Apajh 44, à Hospimedia. "Sur nos 400 salariés, environ 80, notamment des personnels éducatifs, se sont portés volontaires pour des tâches d'accompagnement de résidents polyhandicapés, de nettoyage, de désinfection, de soutien psychologique..." Au total, 24 d'entre eux ont été formés "en présentiel" au polyhandicap : "Au départ, nous avions réfléchi à une formation à distance mais c'est compliqué d'enseigner la manutention des personnes de cette manière. Nous avons donc formé le personnel par petits groupes de quatre, avec le souci constant d'éviter au maximum les contacts." Leur soutien permettra de voler au secours des Mas de l'association : "Au début, l'idée était de renforcer les équipes mais dans les faits, malheureusement, cela nous sert surtout à faire face aux remplacements." En effet, les besoins en main-d'œuvre sont importants, dans un contexte sanitaire tendu et dans lequel de nombreux employés se retrouvent en arrêt pour diverses raisons, sanitaires ou familiales. Si cette solution a l'avantage d'amener des bras qui autrement feraient défaut, ce n'est pas non plus une panacée : "Former et faire venir des remplaçants, c'est aussi ouvrir les portes au virus... c'est un dilemme permanent", s'interroge Erwann Delepine.

Dispositif d'urgence

Les problèmes de disponibilités des professionnels sont donc très présents dans les établissements mais également dans les services d'aide à domicile. C'est pourquoi l'Apajh
 44 met sur pied un internat en cas de rupture d'accompagnement. "Nous avons un service d'accompagnement médico-social pour adultes handicapés (Samsah), qui accompagne des personnes en situation de grande dépendance, avec des plans de compensation pouvant aller jusqu'à 24 heures par jour", expose le directeur général. "Depuis le début de la situation, nous imaginons que les services d'aide à domicile risquent de ne pas pouvoir tenir tout au long de la crise. Nous avons donc requalifié un internat pour jeunes de 18 places." Des aménagements, comme la livraison de lits médicalisés, l'installation d'une blanchisserie et la constitution d'une équipe ont été nécessaires afin d'accueillir en dernier recours certains usagers. Car il s'agit bien d'un dernier recours, l'idée n'étant pas de mettre en danger par une vie collective des personnes qui seraient plus en sécurité chez elles : "Ce serait pour des situations où le maintien à domicile marquerait une rupture de l'accompagnement des soins et qui mettrait en péril directement la santé des personnes." Les conditions d'accueil se veulent optimales dans le contexte actuel : "Les personnes seront confinées dans leur chambre, un peu en mode Ehpad, avec des personnels dédiés et des protections, qui ne sont pas actuellement au rendez-vous mais dont on espère qu'elles seront disponibles si jamais ce dispositif devait accueillir des usagers."

Edoxie Allier

A propos d'HOSPIMEDIA


HOSPIMEDIA
  • L'info clé tous les matins dans votre boîte mail
  • La couverture d'un spécialiste sur le secteur sanitaire et médico-social
  • L'objectivité garantie
  • Plus de 3 000 structures abonnées

Suivez toute l'actualité

Testez gratuitement pendant 30 jours