Gestion des risques

Le nombre de décès journaliers du Covid-19 commence à baisser

Le point hebdomadaire de Santé publique France note le début d'une diminution des décès du Covid-19 par rapport à la semaine précédente. L'institution constate en parallèle une résurgence des passages aux urgences.Lors de ses points d'information quotidiens sur la progression du Covid-19, Jérôme Salomon, directeur général de la santé (DGS), indique depuis plusieurs semaines une diminution lente du nombre d'hospitalisations pour suspicion d'infections. La tendance se confirme désormais par un nombre de décès en diminution en semaine 16 (S16), soit du 13 au 19 avril. Santé publique France relève dans son bulletin épidémiologie hebdomadaire 2 800 décès contre 3 452 en S15. En outre, l'institution confirme que "le nombre de cas hospitalisés en réanimation s'est stabilisé à un niveau élevé à compter du 8 avril et a amorcé une lente diminution depuis cette date". Autre bonne nouvelle : "Le nombre hebdomadaire des retours à domicile de patients Covid-19 après hospitalisation est en moyenne de 10 350 sur les trois dernières semaines."

Quant à l'activité des hôpitaux en dehors du Covid-19, il semble qu'il y ait une légère résurgence des passages. En effet, "après deux semaines de diminution (S12 et S13), il a été observé une reprise à la hausse du nombre de passages tous âges pour trois indicateurs : les accidents vasculaires cérébraux (AVC), la maladie veineuse thromboembolique (MVTE) depuis la semaine 14 et les cardiopathies ischémiques depuis la semaine 15." Cependant, "en semaine 16, le nombre de passages aux urgences tous âges est toujours dans des niveaux inférieurs en comparaison de la même semaine en 2019, excepté pour la MVTE pour laquelle ce nombre était similaire à la S16 en 2019." S'il est difficile de se réjouir d'une augmentation du nombre d'AVC ou de cardiopathies ischémiques, ces chiffres sont rassurants pour les professionnels qui craignaient des pertes de chance pour les patients ne souhaitant pas se rendre aux urgences durant la crise sanitaire (lire notre dossier).

En outre, une étude de Santé publique France, également présentée dans ce point hebdomadaire, montre que si la "santé mentale des personnes interrogées [...] reste dégradée par comparaison des données de références disponibles avant le confinement, [...] on observe cependant une amélioration significative de la satisfaction de vie actuelle [...] ainsi qu'une diminution significative des états anxieux". Moins bonne nouvelle, cette étude semble indiquer que les mesures barrières semblent moins bien adoptées. En effet, l'organisme explique que "le degré d'adoption systématique des mesures de protection diminue significativement" entre la période du 30 mars au 1er avril et celle du 14 au 16 avril. C'est d'autant plus inquiétant que désormais les autorités sanitaires misent sur une faible circulation du virus afin de contrôler l'épidémie (lire notre article). À ce titre, Santé publique France prévient : "Il apparaît que l'enjeu du maintien des mesures de prévention dans le long terme doit s'appuyer sur l'acceptation et la prise d'habitude des gestes de prévention plutôt que sur une perception de risque élevé."

Edoxie Allier

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