Documentation hospitalière : en croissance mais en mal de reconnaissance
Pour faire face à une croissance de l’information, certains établissements de soins investissent dans une fonction encore mal connue : la documentation hospitalière. Ils instaurent alors des unités documentaires, dont la diversité peut s’expliquer par l’absence de textes et de normes, par la pluralité des disciplines et des domaines abordés mais aussi et surtout en fonction de l’intérêt et des moyens mis en œuvre par le directeur d’établissement pour répondre aux besoins des différentes catégories d’utilisateurs.
A l’hôpital, l’information est multidisciplinaire : elle touche un public diversifié (médecins, paramédicaux, administratifs,…), dans différents domaines (médical et paramédical, administratif, financier, juridique et technique) et elle se décline sous plusieurs formes (procédure, protocole, formulaires, note technique,…) sur des supports adaptés (papier, informatique, électronique,…).
Face à la croissance exponentielle de l’information sous toutes ses formes, les établissements mettent en place des systèmes de gestion documentaire. Ceux-ci prennent la forme d’une unité documentaire dans chaque service de soins, d’une bibliothèque administrative, médicale et paramédicale ou dans un cadre plus central celle d’un centre de documentation pluridisciplinaire.
En France, les unités documentaires hospitalières se développent lentement et de façon hétérogène. En effet, les conditions de travail, les fonds documentaires, les fonctions et les statuts sont très disparates puisqu’ils dépendent du chef d’établissement et des moyens qui peuvent être alloués à la documentation.