Le législateur intervient dans la définition des repères manquants
Inscrite à l’ordre du jour du Sénat pour la fin du mois de février 2004, la révision tant attendue des lois bioéthiques s’achève. Dans cette discipline en quête de points de repères, le législateur devrait enfin permettre d’établir les bornes qui manquent aux professionnels concernés. Car la bioéthique cherche ses marques. L’hôpital est confronté en permanence aux innovations technologiques, diagnostiques et thérapeutiques. Ces progrès offrent des perspectives nouvelles pour la médecine mais soulèvent aussi de nombreuses questions de conscience.
Malgré le retard accumulé sur le calendrier prévisionnel, la révision des lois bioéthiques devrait bientôt prendre fin. Sur la demande de l’ensemble des professionnels (communauté scientifique et médicale), le législateur prendra position sur les différents thèmes abordés dans le projet de loi relatif à la bioéthique. Greffe, assistance médicale à la procréation, recherche sur l’embryon humain, clonage, brevetabilité du vivant devraient ainsi trouver leurs repères.
Le projet de révision des lois de bioéthique aura davantage de retombées sur le monde de la recherche que sur celui de l’hôpital. Certaines dispositions se répercuteront néanmoins sur le système de soins hospitalier notamment en terme de greffes et de dons d’organes. En ce sens, le texte est accueilli favorablement par l’Etablissement français des greffes (EFG), indique Carine Camby, directrice de l’EFG.