La comptabilité analytique hospitalière (CAH) représente un outil supplémentaire d’information et de contrôle des opérations réalisées au sein de l’établissement de soins. Elle fournit des éléments sur l’utilisation des ressources et permet de mettre en lumière des points sur lesquels agir. Très peu utilisée en tant qu’outil décisionnaire pour la structure, la CAH revient sur le devant de la scène avec la mise en place de la tarification à l’activité.
La comptabilité hospitalière a pour objet la description et le contrôle des opérations ainsi que l’information des autorités chargées de la gestion ou du contrôle des établissements. Pour les besoins de la gestion financière, le directeur de l’établissement tient alors une comptabilité analytique qui couvre la totalité des activités et des moyens de l’établissement.
La comptabilité analytique hospitalière s’est progressivement installée à l’hôpital. S’appuyant d’abord sur le prix de journée puis sur la dotation globale et les groupes homogènes de malades (GHM), elle évolue encore avec le passage aux groupes homogènes de séjour (GHS). Ainsi, elle revient au goût du jour avec la mise en place de la tarification à l’activité.
L’établissement a le choix entre une méthode de comptabilité analytique de base et d’autres protocoles plus élaborés qui requièrent un découpage de la structure. L’unité choisie en fonction des informations souhaitées s’appuie sur le point ISA ou sur les activités et les séjour voire les centres de responsabilités.
La comptabilité analytique hospitalière n’est pas encore un réel outil décisionnaire. Les établissements de soins l’emploient pour le moment comme un outil d’information supplémentaire pour connaître plus précisément les coûts de la structure. La CAH n’est pas pour l’heure obligatoire mais elle pourrait rapidement devenir nécessaire avec la mise en place de la tarification à l’activité.