Praticiens hospitaliers : une carrière mouvementée
La crise de la démographie médicale fait parler d’elle. Mais la gestion des praticiens hospitaliers (PH) pose elle-aussi de nombreux problèmes : en terme de statut, de nomination, de formation continue, d’évaluation des pratiques… Les praticiens hospitaliers, qui crient au loup depuis quelques temps, s’unissent désormais au sein d’un collectif de syndicats. Ils souhaitent que des mesures soient prises pour restaurer l’attractivité de la carrière de PH.
Réussir le concours national des praticiens hospitaliers est une condition sine qua none pour obtenir le titre de PH mais ce n’est pas une obligation pour exercer à l’hôpital. En effet, une large gamme de statuts s’offre aux médecins qui souhaitent exercer en établissement de soins. Et à chaque poste correspond une réglementation, des fonctions et des responsabilités.
Certaines règles relevant du code de Déontologie médicale et imputables à tout médecin, comme évaluer ses pratiques professionnelles et se former en continu, semblent inégalement appliquées à l’hôpital. Les pouvoirs publics travaillent actuellement au développement de telles pratiques. Ils ont déjà avancé en terme de reconversion des médecins avec la mise en place d’une nouvelle passerelle entre les spécialités qui vient de paraître.
Le nombre de PH ne cesse d’augmenter au fil des années mais l’hôpital manque toujours de médecins. La carrière de praticien hospitalier n’est plus ce qu’elle était. Les PH attendent une revalorisation de la profession, les pouvoirs publics ont pris conscience de cette crise mais les mesures pour restaurer l’attractivité de cette carrière tardent à venir.