Au nom d’une nécessaire transparence du système de soins
Arguant de la nécessaire transparence du système de soins, le ministre de la Santé n’a pas souhaité laisser aux médias l’exclusivité des classements hospitaliers. Il a donc annoncé, lors de l’ouverture du salon Hôpital expo, la mise en place prochaine, d’ici 2005, d’un classement officiel des hôpitaux et cliniques. Un classement qui recueille des avis partagés quant à son utilité et sa mise en place.
Motivés par une demande des usagers d’être informés de la qualité et de la performance des établissements de soins, les journaux publient des classements des meilleurs hôpitaux en France. Si ces palmarès font exploser les tirages des magazines, ils n’ont qu’un impact limité et ponctuel sur les usagers, les professionnels de santé et l’hôpital.
Le ministre de la Santé a annoncé la mise en place d’un classement officiel des hôpitaux et cliniques d’ici 2005. Les réactions ne se sont pas faites attendre : à l’encontre de la conception du service public ou au contraire facteur d’émulation des établissements, les avis sont partagés.
Certains discutent de l’utilité même d’un classement officiel des hôpitaux. D’autres se posent des questions quant aux modalités de mise en œuvre de ce palmarès d’Etat. Redondance ou complément aux travaux de l’ANAES, le directeur de l’Agence ne conçoit pas la réalisation de ce classement par sa structure.