Réorganisation de la fonction achat sur fond d’économies
L’hôpital est un acheteur rigoureux. Toutefois, certaines économies sont envisageables sur les achats hospitaliers. A la fois en terme de prix et de coût de gestion de la fonction achat, et ce, jusqu’à 10 % dans les segments les plus ambitieux. Le code des Marchés publics, réformé en 2001, a encore évolué en 2004, offrant ainsi davantage de libertés aux responsables de marchés et laissant une large place à la négociation.
L’analyse globale de la fonction achat par la mission d’expertise et d’audit hospitalier (MEAH) a révélé une hétérogénéité des organisations et des pratiques d’achats dans les hôpitaux et cliniques. La mission a donc lancé un chantier de réorganisation de la fonction achat pour 2004-2005. Les premiers résultats sont attendus d’ici la fin de l’année.
Agissant dans le respect des procédures, les établissements se sont progressivement enfermés dans une logique d’achat formalisée et restreinte aux seuls appels d’offres. Depuis janvier 2004, le nouveau code des Marchés publics offre davantage de libertés aux responsables de marchés, qui doivent alors repenser l’organisation du service.
Les prix ne constituent pas la seule cible afin de réaliser des économies sur les achats, il faut aussi réfléchir à la gestion de l’achat, qui peut représenter 5 à 10% du coût. La dématérialisation des procédures est déjà à l’honneur dans cette optique. La négociation qui permet une mise en concurrence des fournisseurs peut également contribuer à améliorer la performance.