La réglementation française offre une place privilégiée à l’usage unique à l’hôpital. Standardisés ou spécialisés, les dispositifs médicaux à usage unique ont alors trouvé leur place au sein des établissements de soins. Même s’il persiste un débat sur leur restérilisation, leurs atouts sécuritaire et financier attirent de plus en plus.
Lister l’ensemble des dispositifs médicaux à usage unique est difficile tellement leur nombre et leur variété est important. En grande majorité stériles et prêts à l’emploi, ils sont utilisés pour leur action directe (protection, sondage, ponction…) ou indirecte (récipient, injection, filtration…). Deux catégories se distinguent néanmoins : les dispositifs spécialisés pour le bloc opératoire par exemple et les dispositifs standards dont l’utilisation est devenue courante à l’hôpital.
Si un large consensus s’est dégagé en faveur de l’interdiction de restériliser les dispositifs médicaux à usage unique, le débat reste ouvert entre les industriels et les hospitaliers. En effet, des pratiques de réutilisation de certains dispositifs à usage unique persistent de manière sporadique. Mais en cas d’incident, qui endosse alors la responsabilité : le fabricant ou le pharmacien ?
D’après l’AFSSAPS, il est impossible de chiffrer le marché des dispositifs médicaux à usage unique. Ces dernières années, l’augmentation conséquente des déchets d’activités de soins incinérés confirme la nette augmentation de l’utilisation du matériel et de fournitures à usage unique à l’hôpital. L’incitation des autorités sanitaires à utiliser ces produits y est certainement pour beaucoup.