Dans le contexte de la réforme de l’Assurance maladie et du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2005, Philippe Douste-Blazy souhaite réaliser des économies sur les coûts de l’hôpital. Il envisage plus particulièrement d’effectuer 850 millions d’euros d’économies sur les achats hospitaliers d’ici 2007. Une somme pourtant réclamée par les établissements de soins pour apurer leur report de charges ou leur déficit.
Les quelques études réalisées pour le moment sur les coûts hospitaliers dévoilent des écarts plus ou moins importants d’un établissement à l’autre. Si elles ne proposent pas de réponses à ce problème, ces études ont au moins le mérite de mettre sur la place publique l’opacité des coûts du système de santé.
De nombreux points différencient le secteur public du secteur privé : les malades accueillis, les pathologies traitées, les règles budgétaires et comptables qui les régissent, etc. En l’absence d’outils spécifiques prenant en compte ces différences, les deux secteurs sont difficilement comparables.
850 millions d’euros d’économies sur les dépenses hospitalières, c’est ce que réclame le ministre de la Santé, Philippe Douste-Blazy aux établissements de santé. Les syndicats s’inquiètent des répercussions de ces mesures sur la qualité des soins. Ils dénoncent également la logique comptable et économique adoptée par le gouvernement pour gérer la crise de l’hôpital.