Surveillance et prévention contribuent à réduire les AES depuis dix ans
Dans leur pratique quotidienne, les professionnels de santé s’exposent souvent au risque infectieux. Une simple coupure ou piqûre, prise à la légère, peut revêtir une grande importance. Depuis une décennie, des progrès considérables ont été réalisées : il existe désormais un arsenal de mesures et de recommandations pour minimiser les risques d’accident d’exposition au sang (AES).
Les statistiques montrent une grande exposition des personnels médicaux et soignants aux accidents d’exposition au sang. Certaines professions (chirurgiens, infirmières) sont plus concernées que d’autres, certaines sont aussi moins méfiantes, comme les personnels de bloc opératoire. Malgré tout, depuis une dizaine d’années, le nombre d’accidents survenus est en baisse constante.
Pour mieux connaître l’ennemi, le RAISIN est chargé de surveiller l’épidémiologie des AES. Il œuvre également pour améliorer la réactivité des établissements face à de nouveaux cas ou de nouveaux phénomènes. Mais le réseau n’est pas le seul acteur : établissements de santé, industriels, partenaires institutionnels et associatifs réfléchissent en effet de concert aux meilleures solutions pour minimiser le risque d’accidents d’exposition au sang.
Une surveillance des AES doit être mise en place au sein des établissements de santé pour guider les actions et évaluer leur impact. Mais elle doit s’accompagner d’une démarche préventive : précautions « standard », information et formation du personnel, mise à disposition de matériel sécurisé…