Le nouveau mode de financement des établissements de santé publics prévoit une dotation spécifique pour les missions d’intérêt général et d’aide à la contractualisation : la dotation MIGAC. Correspondant aux missions de recherche, d’enseignement ou encore aux priorités régionales, cette enveloppe interpelle les professionnels de santé.
Dans le cadre de la réforme budgétaire hospitalière, la tarification à l’activité côtoie la dotation MIGAC. Deux modes de financement qui peuvent rentrer en concurrence l’un envers l’autre si aucun garde-fou n’est déterminé. Par ailleurs, les professionnels de santé, déstabilisés sur le sens de leur travail, s’interrogent sur la notion-même de service public.
Les MIGAC englobent les missions d’intérêt général et les aides à la contractualisation. Ces missions répondent à des priorités de santé publique, de formation ou d’enseignement au niveau national mais également à des priorités régionales d’organisation sanitaire et d’amélioration de la qualité des soins.
Les professionnels de santé, non seulement préoccupés par la notion de service public dans le cadre de cette nouvelle réforme, s’interrogent par ailleurs sur d’autres problématiques autour des MIGAC. La liste établie et le volume de crédits associés sont-ils suffisants ? Comment valoriser les MIGAC ? Quelle place pour les cliniques dans cette dotation MIGAC ?