Pour une prise en charge globale plus humaine du patient à tous les stades de sa maladie
A l’origine des soins de support, la démarche de prise en charge globale du patient, initiée par le développement des soins palliatifs. Cette dynamique reprise par les centres de lutte contre le cancer a favorisé le développement des soins de support et par extension de structures dédiées au sein des établissements de soins. Désormais définis et reconnus, les soins de support font l’objet d’une demande plus pressante et malgré le soutien apporté par le plan Cancer, les moyens ne suivent pas suffisamment.
Les soins de support coordonnent les différentes compétences impliquées conjointement aux soins spécifiques oncologiques dans la prise en charge des malades. Ils touchent le bien-être physique, psychique, psychologique et social du patient et de son entourage. Ils ne sont pas directement dirigés vers la tumeur mais font néanmoins partie intégrante du traitement en soulageant les symptômes, en limitant les séquelles et en améliorant la tolérance et l’efficacité du traitement.
Chaque centre de lutte contre le cancer devrait prochainement disposer d’une structure de soins de support sous une forme ou sous une autre, certains ayant déjà créé des départements interdisciplinaires de soins de support pour le patient en cancérologie. Un domaine et des établissements spécifiques précurseurs pour le développement des soins de support à d’autres pathologies lourdes et d’autres structures.
La mesure 42 du plan Cancer accorde des moyens pour accroître les possibilités pour le patient de bénéficier de soins de support, en particulier prise en compte de la douleur et soutien psychologique et social. En complément des moyens, l'annexe d'une circulaire du 22 février 2005 réglemente l’organisation de ces soins.