D’abord testé le 14 juin puis déclenché à plusieurs reprises à partir du 20 juin, le plan national canicule 2005 a déjà été éprouvé. Présenté mercredi par le ministre de la Santé, il reçoit un accueil favorable des urgentistes et des représentants des établissements d’hébergement pour personnes âgées. Néanmoins, il n’apporte qu’une réponse ponctuelle aux problèmes chroniques de ces services.
Le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, a présenté mercredi son plan national canicule 2005 actualisé. Il conserve quatre niveaux mais avec de nouvelles dénominations : veille saisonnière, pré-alerte, alerte et mobilisation maximale. Le déclenchement des seuils, qui ont été revus, peut désormais s’effectuer au niveau départemental.
En amont de l’hôpital, le ministre de la Santé a choisi de donner la priorité à la prévention. Il envisage alors de systématiser les pièces rafraîchies et les plans de gestion de crise dans les établissements sanitaires et médico-sociaux, publics et privés. Il reconduit également des moyens pour l’emploi de personnels saisonniers dans les établissements hébergeant des personnes à risque.
Pas encore de canicule mais déjà des urgences saturées. Au cours de l’exercice-test du plan canicule 2005, le ministre de la Santé a constaté l’engorgement des services d’urgences. Il a dès lors indiqué faire de la gestion de crise aux urgences une de ses priorités d’action dans les semaines à venir.