Les multiples facettes de la prévention des risques professionnels
Au cours des 42e journées de médecine du travail, organisées du 18 au 20 octobre à Marseille par l’Association nationale de médecine du travail et d’ergonomie du personnel des hôpitaux (ANMTEPH), les 300 participants ont eu l’occasion de discuter d’une actualité brûlante (les risques liés aux rayonnements ionisants ou la vaccination des personnels) et d’évoquer les nombreuses facettes de la spécialité (risque chimique, souffrance au travail, infectiologie…). Une discipline gouvernée par la prévention sous toutes ses formes.
La spécialité de médecine du travail dans les établissements de santé est "vaste et assez peu connue", souligne Guy Attal, médecin du travail à l’AP-HM et organisateur des 42e journées de médecine du travail organisées par l’ANMTEPH du 18 au 20 octobre à Marseille. A la croisée d’une multitude de spécialités médicales (toxicologie, allergologie, infectiologie, etc.), elle suit une réglementation dense, poursuit-il. Ce qui explique la richesse et la diversité des thématiques abordées lors de ces journées.
Les risques à l’hôpital sont nombreux, particulièrement les risques infectieux, biologiques, chimiques, etc. C’est pourquoi, chaque année un calendrier vaccinal est préconisé aux services de médecine du travail. Et les congressistes des 42e journées de l’ANMTEPH d’aller plus loin en débattant d’une "aptitude au poste de travail".
La santé des personnels se répercute directement sur le fonctionnement de l’établissement. C’est pourquoi, l’une des facettes de la spécialité de médecine du travail consiste à freiner la souffrance et la violence sur le lieu d’exercice professionnel. Les difficiles conditions de travail actuelles et la recrudescence des agressions à l’hôpital en font une priorité aujourd’hui.