S’engager dans une action de développement durable, c’est concilier trois dimensions : l’économie, l’environnement et le développement social, avec pour objectif "de satisfaire les besoins de la génération actuelle sans compromettre la capacité des générations futures à satisfaire leurs propres besoins". En intégrant le développement durable dans les critères du plan Hôpital 2012, Xavier Bertrand a lancé un signe fort qui engage l’hospitalisation vers une nouvelle ère d’une santé plus durable.
A la veille de la 5e édition de la semaine du développement durable qui débutera le 1er avril prochain, l’association des directeurs d’hôpitaux (ADH) a organisé ses 16e journées nationales sur le thème du management durable (les 22 et 23 mars à Paris). Elle y a rappelé les préceptes sous-jacents au développement durable, notamment le triptyque économique, social et environnemental.
Malgré le manque d’incitation gouvernementale, le développement durable est présent à l’hôpital depuis plusieurs années, par le biais d’une gestion des déchets à risque infectieux, à risque radioactif, à risque chimique ou toxique. Néanmoins, il s’agit plus d’une démarche éco-responsable qu’une réelle démarche de développement durable. Eco-défensive, elle ne répond qu’aux obligations réglementaires alors que pro-active, elle permettrait d’anticiper les contraintes complémentaires.
La notion de développement durable a mis du temps à s’installer dans le monde de la santé. Elle s’ancre aujourd’hui à l’hôpital à l’issue d’une démarche qualité impulsée il y a dix ans et elle peut s’appuyer sur un comité dédié : le Comité de développement durable en santé (C2DS). Constituée de gens convaincus, cette communauté de travail, née il y a un an et officiellement créée la semaine dernière sous un statut associatif, entre dans une logique de pérennisation. Le point avec son président, Olivier Toma, directeur de la clinique Champeau de Béziers (Hérault).