Intégration recherche-santé-solidarité : la marque de fabrique du plan Alzheimer
La maladie d’Alzheimer est à Nicolas Sarkozy ce que le cancer était à Jacques Chirac : un chantier présidentiel. En France, 850 000 personnes sont touchées par la maladie d’Alzheimer et 225 000 nouveaux cas sont dénombrés chaque année. Face à ce constat accablant, le président de la République a demandé à Joël Ménard d’élaborer un nouveau plan de lutte contre la maladie d’Alzheimer pour le 1er novembre. La priorité sera donnée aux efforts de recherche médicale, à la détection plus précoce de la maladie et à l’amélioration de la prise en charge des patients.
Le président de la République a installé lundi la commission chargée d’élaborer un nouveau plan de lutte contre la maladie d’Alzheimer. Présidée par Joël Ménard, ancien directeur général de la santé, elle dispose d’un délai court pour proposer des mesures opérationnelles. Le plan doit en effet être bouclé pour le 1er novembre.
Ce nouveau plan Alzheimer est le troisième consacré à la maladie. Il devrait logiquement prolonger l’action de ses prédécesseurs, initiés pour le premier par Bernard Kouchner en 2001 et pour le deuxième par Philippe Douste-Blazy en 2004. Outre le soutien à la recherche, les familles, qui supportent en grande majorité le poids financier de la maladie, attendent des aides. Les professionnels souhaitent pour leur part une augmentation des effectifs.
Nicolas Sarkozy souhaite que ce troisième plan Alzheimer ne soit «pas seulement la continuité des précédents». Il a ainsi fourni des directives très précises à Joël Ménard, en vue de l’élaboration du plan. L’exigence de résultats est également de rigueur : le président de la commission devra alors fournir des critères objectifs et chiffrés pour évaluer les différentes mesures.