A mi-étape des Etats généraux de l’organisation de la santé, Roselyne Bachelot s’est voulue rassurante en annonçant des mesures incitatives pour améliorer la répartition des professionnels. La première synthèse des EGOS qui s’est déroulée la semaine dernière a permis de dévoiler quelques dispositifs qui pourraient être mis en place comme le développement des maisons de santé pluridisciplinaires. Il faudra toutefois attendre la fin des EGOS pour connaître précisément les orientations définitives de la réorganisation. A l’heure de toutes les hypothèses, certains syndicats et professionnels restent toutefois très sceptiques.
Dans le grand chantier de la réforme de l’organisation de la santé qui doit déboucher sur une nouvelle loi cet été, le renouveau de l’offre de soins de premier recours est la première étape. Les auditions et les réunions publiques jusqu’à la première synthèse parisienne se sont d’ailleurs orientées dans ce sens. Quelles que soient les propositions retenues pour améliorer la répartition des professionnels de santé, elles seront «incitatives», a promis Roselyne Bachelot lors de la première journée de synthèse des EGOS.
Aujourd’hui 2,6 millions de personnes connaissent de sérieuses difficultés pour trouver un médecin. Une situation qui n’ira qu’en empirant si des mesures ne sont pas prises, reconnaissent la ministre de la Santé et l’ensemble des professionnels. Dans ces conditions, la nécessité d’une réorganisation des soins ne peut être remise en cause, seulement la méthode proposée par le gouvernement ne fait pas forcément l’unanimité. Des syndicats et des associations restent méfiants.
La ministre de la Santé a confié à Annie Podeur, directrice de l’hospitalisation et de l’organisation des soins et au professeur Yvon Berland, président de l’Observatoire national de la démographie des professions de santé, la conduite des Etats généraux de l’organisation de santé. Ils pilotent ainsi un groupe permanent de concertation qui se décompose en deux sous-groupes, le premier consacré aux médecins généralistes et le second aux autres professionnels de santé (infirmiers, chirurgiens dentistes, sages-femme, kinésithérapeutes, pharmaciens et tous les professionnels paramédicaux…). Yvon Berland revient sur le premier bilan des EGOS.