En déplacement à Bourges la semaine dernière, Nicolas Sarkozy a présenté le plan 2008-2012 de développement des soins palliatifs. Avec 230 millions d’euros à la clef et des mesures pour favoriser le dispositif, la formation, et aussi accompagner les familles, ce plan annonce des jours meilleurs pour les soins palliatifs. Les acteurs du secteur restent toutefois prudents. Sans attendre les dispositions présidentielles, certaines régions, comme la Guadeloupe, ont déjà fait de la lutte contre la douleur une priorité et mené quelques actions.
Nicolas Sarkozy a dévoilé la semaine dernière son programme de développement des soins palliatifs. Un chantier ambitieux qui mobilisera près de 230 millions d’euros avec à la clef, dans quatre ans, le doublement des personnes prises en charge. Une feuille de route qui suscite des réactions prudentes de la part des acteurs du secteur.
A la veille du quatorzième congrès de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (SFAP), son président Godefroy Hirsch, interrogé par Hospimedia, salue le programme présidentiel et souligne la diversité des approches et la complexité des réponses. Ces thématiques animeront les débats qui se tiendront à Nantes du 19 au 21 juin.
La Guadeloupe présente un exemple intéressant en matière de soins palliatifs. L'ARH a fait de la lutte contre la douleur une priorité et a mis en place une politique de développement exhaustif d'équipements de soins palliatifs dans les établissements de santé. Certes, la taille de son territoire se prête bien à cette politique. Mais pour Stéphane Mantion, directeur de l'ARH, le développement de ce type de soins reste avant tout une question de culture qu'il s'agit de promouvoir, aussi bien chez les professionnels de santé que du côté des patients.