Une nouvelle donne pour l'élu local et les médecins ?
Le 21 juillet 2009, après cinq mois de marathon parlementaire, la loi HPST passait au Journal officiel. Un an plus tard, la nouvelle gouvernance hospitalière prend forme progressivement. Entre continuité et rupture, les avis divergent sur le poids maintenu ou perdu des politiques et des médecins.
Ils se disent écartés du pilotage de l'hôpital, exclus de la gouvernance d'un des acteurs clés de leur commune. Élus à la quasi unanimité à la tête des conseils de surveillance, les maires auraient-ils crié plus fort que de raison ? À moins que leur éviction ne soit que partie remise...
N'hésitant pas à battre le pavé, les praticiens ont été aux avant-postes de la contestation à la loi HPST. Un an plus tard, la césure avec le ministère peine à se résorber. En dépit d'une certaine souplesse dans l'application locale des textes, ils s'estiment plus que jamais mis au ban de "leur" hôpital.
Pour Hervé Tanguy, directeur du centre de droit JuriSanté du CNEH (1), la loi HPST se met en place pas à pas avec certes des évolutions mais sans réelle révolution dans la gouvernance. D'où un constat qui tempère les critiques formulées par les corps politique et médical.