Moins de cent jours avant le premier tour. D'ici au 22 avril, alors que l'économie semble monopoliser les débats, la santé saura-t-elle se créer une place dans la campagne électorale ? Revue de détails du programme santé des différents postulants à la présidentielle.
Habitué à susciter le débat mais fixé sur son opposant, le chef de l'État toujours pas candidat semble aujourd'hui à la traîne sur le volet santé. En face, les annonces restent certes évasives mais le chef de file socialiste, postulant déclaré, ajuste un peu plus chaque jour son costume présidentiel.
Front National, MODEM, Front de Gauche, tous trois n'ont de cesse de dénoncer l'omnipotence du PS et de l'UMP. Centristes mis à part, pour lesquels la réflexion peine encore à se démarquer, les deux extrêmes se posent en complète opposition avec la politique santé menée durant ce quinquennat.
Resteront-ils en lice jusqu'au 22 avril ? Tant chez les écologistes qu'à République Solidaire et au Nouveau Centre, la question se pose au vue de leurs piètres scores dans les intentions de vote. Mais aussi différent est-il, le regard qu'ils portent sur la santé vaut pourtant plus qu'un détour.