Les deux premières années d'existence des ARS sont l'occasion de faire le point sur leurs relations avec leurs partenaires au quotidien : directeurs d'hôpital, élus locaux et usagers. Des relations en demi-teinte qui témoignent de la difficulté d'introduire le dialogue.
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Les ARS peinent encore à suppléer les ARH dans le cœur des directeurs d'hôpital. L'image est celle de DGARS un peu trop souvent omnipotents, voire même parfois dans l'excès de zèle, qui s'immiscent trop aisément dans la gestion interne des établissements. Une prise de conscience collective s'impose.
Écartés des conseils d'administration des hôpitaux par HPST, les élus n'ont néanmoins cessé de défendre l'organisation des soins sur leur territoire. Et le dialogue avec les ARS, pilote de cette organisation, s'est avéré parfois compliqué là où d'autres ont su trouver des terrains d'entente.
Les usagers ont désormais leur place dans l'élaboration des politiques de santé menées en région. Une place qui reste encore à se faire au travers du principe de la démocratie sanitaire et des CRSA.