Alors que le Paiement à la performance (P4P) gagne du terrain dans le paysage de la médecine libérale, il continue à susciter de vifs débats entre quelques professionnels de santé, quand pour certains, la faculté du dispositif à allier mission de soin et efficience économique ouvre de nouvelles perspectives.
Jusqu'ici réservée à la médecine générale, l'option conventionnelle concerne aujourd'hui les cardiologues libéraux. La gastro-entérologie et l'endocrinologie entament leurs réunions de travail avec l'assurance maladie en vue d'un avenant. Et le tour de la pédiatrie à la table de travail ne devrait plus tarder.
Malgré un apparent plébiscite, avec la quasi-totalité des médecins libéraux ayant opté pour la rémunération à la performance, des contempteurs du dispositif continuent d'en critiquer l'esprit, l'application ou à en demander l'abrogation, engageant par exemple des recours contre la convention elle-même.
Dans un ouvrage présenté à la presse début mai, un ancien directeur de la HAS, Alain Coulomb, s'interroge sur les perspectives d'évolution du dispositif né du Contrat d'amélioration des pratiques individuelles (CAPI), jugeant celui-ci encore "embryonnaire".