Les cliniques privées sont-elles compatibles avec les missions de service public ?
Le nouveau pouvoir a la ferme intention de réhabiliter le service public hospitalier. La loi HPST l'avait pourtant supprimé pour lui préférer la notion de missions de service public, auxquelles peuvent participer les cliniques privées. Cette virevolte met-elle en péril la participation des cliniques au service public ?
Si la tutelle n'a pas encore annoncé le positionnement futur des cliniques en matière de missions de service public, ces dernières se sont ingéniées à investir lesdites missions ces trois dernières années, tel que le stipule la loi HPST.
Parmi les missions de service public, l'accueil des internes est celle qui a le plus mobilisé l'hospitalisation privée. Même si le nombre d'internes accueilli reste très modeste.
L'hospitalisation privée prend en charge l'urgence depuis maintenant une dizaine d'années. De nouvelles autorisations d'ouverture de service d'urgence, dans le cadre de l'octroi de missions de service public aux cliniques, font débat, notamment dans la région du Languedoc-Roussillon.
Jean-Loup Durousset, président de la Fédération de l'hospitalisation privée (FHP) a défendu récemment la place des cliniques privées au sein du service public, auprès de Marisol Touraine, ministre de la Santé et de Jean-Marc Ayrault, Premier ministre. Entretien.