La FPH fête ses 30 ans mais cherche toujours sa place entre l'État et la Territoriale
Ce 9 janvier, la FPH soufflera ses trente bougies. L'entrée dans l'âge adulte ? La petite dernière de la fonction publique semble un peu étriquée entre ses deux aînées de l'État et de la Territoriale. Difficile de faire sa place, même à 30 ans. Et le climat d'économies sur les finances publiques ne vient pas faciliter cette tâche de reconnaissance.
Créée en 1986, soit deux ans après l'État et la Territoriale, la FPH semble encore payer cher ce retard à la naissance. D'aucuns le disent, l'Hospitalière et ses spécificités peinent à s'affirmer en inter-fonction publique. Conséquence : des discussions à rallonge et des textes statutaires qui n'en finissent pas d'être retardés.
La Cour des comptes l'avait égratignée pour son volet soins dans son rapport 2015 sur la Sécurité sociale. Les hospitaliers ne sont pas beaucoup plus tendres avec la DGOS sur son apport RH. Si la FPH a des spécificités à faire valoir en inter-fonction publique, l'action de la DGOS resterait timorée, s'effaçant trop souvent devant la DGAFP.
Largement minoritaires en nombre par rapport à leurs collègues du sanitaire, les agents des établissements médico-sociaux apparaissent noyés dans la fonction publique hospitalière. Mais, paradoxalement, ce statut est aussi une chance pour eux de défendre leurs droits et de se faire entendre. Sauf que tous ne sont pas fonctionnaires.
Dans l'attente de la promulgation de la loi de Santé et en pleine préparation de la transposition de l'accord PPCR, le responsable de la DGOS, Jean Debeaupuis, juge franchement efficace le dialogue actuel avec la DGAFP. Avec une DGOS qui sait s'affirmer, tant la FPH dans sa globalité que son volet médico-social en sortent pleinement reconnus.