Les agences régionales de santé célèbrent leurs quinze ans en toute discrétion
Le 1er avril 2010, les ARS ont vu le jour. Le sigle s'est depuis imposé dans le vocable sanitaire et médico-social mais n'a pas fait taire les critiques. Sans ces agences, les blocages seraient bien plus grands, défendent pourtant leurs responsables. Décloisonnement, Fir, innovation… font partie des leviers d'action aujourd'hui mobilisés.
Face aux critiques de la classe politique et malgré les obstacles surmontés, le président du collège des directeurs généraux d'ARS, Denis Robin, l'admet : les agences restent "perfectibles", en particulier dans leurs relations avec les élus locaux.
Alain Lopez a participé avec Philippe Ritter à la rédaction du rapport sur la création des ARS. Il a ensuite rejoint la mission de mise en place menée par Jean-Marie Bertrand, alors secrétaire général des ministères chargés des affaires sociales.
Loin de l'image statique véhiculée par leurs détracteurs, les agences régionales de santé agissent à bas bruit grâce au Fir pour rendre plus performant le système de santé. En Île-de-France comme à La Réunion, c'est un vrai levier de changements.
Regroupement des Ehpad publics, gérontopôle, accueil familial, instituts médico-éducatifs au cœur d'écoles… À La Réunion, où les besoins des personnes âgées ou en situation de handicap sont prégnants, l'ARS témoigne de sa capacité d'innovation.