Autisme et protection de l'enfance font face à un cumul de carences de prise en charge
Des signes autistiques confondus avec les conséquences d'un psychotraumatisme, un retard de prise en charge adaptée qui déstabilise les familles, des suivis médico-sociaux notifiés mais absents en protection de l'enfance... les retards français en matière d'accompagnement de l'autisme et d'aide à l'enfance s'additionnent.
Dix ans après l'affaire Rachel, des enfants autistes continuent d'être injustement placés. Ils sont victimes d'un système judiciaire qui, au nom du principe de précaution, suit les préconisations de travailleurs sociaux peu formés à l'autisme.
Des enfants autistes se retrouvent placés, faute d'un accompagnement éducatif adapté quand ils vivaient en famille. Mais les professionnels de la protection de l'enfance sont tout aussi désemparés pour s'occuper de jeunes qu'ils comprennent mal.