Comment organiser les soins en situation de pandémie de grippe aviaire humaine ? Telle est la question qui a de nouveau été posée au colloque du ministère, mercredi 8 novembre. Les acteurs de santé sont sur le pied de guerre. Stockage d’antiviraux, de masques, de vaccins en guise de matériel et plan de bataille intitulé « Pandémie grippale » ont été présentés aux participants. Au final peu de réponses et encore des questions. Mais l’organisation qui est en train de se mettre en place autour de l’éventualité d’une pandémie grippale devrait à terme servir de modèle à la gestion de toutes les crises sanitaires. L’exemple de la crise du chikungunya exposé par le directeur de la clinique Saint-Benoît de La Réunion est riche d’enseignement.
Malgré toutes les précautions prises en amont d’une hypothétique pandémie de grippe aviaire humaine des données importantes pour l’organisation des soins restent inconnues et risquent le jour J de remettre en question les plans prévisionnels de gestion de crise.
Grippe aviaire et chikungunya n’ont a priori rien en commun en dehors de leur potentiel épidémique. Mais l’expérience des établissements réunionnais peut néanmoins servir d’exemple pour améliorer l’organisation des soins en situation de pandémie grippale. Alain Philibert, directeur de la clinique Saint-Benoît dans la région Est de La Réunion a présenté mercredi 8 novembre au colloque du ministère sur « l’organisation des soins en situation de pandémie grippale », les mesures qu’il a mises en place dans son établissement pour faire face notamment à l’engorgement des urgences.