Réforme de la prise en charge psychiatrique des détenus
Une arlésienne qui pourrait devenir réalité
La question de la santé en prison et de la prise en charge psychiatrique défraie régulièrement l’actualité. Le premier rapport du contrôleur général des lieux de privation de liberté ne fait pas exception et démontre une fois de plus, témoignage à l’appui, l’urgence d’une réforme.
Les dysfonctionnements de prise en charge de la santé en prison sont-ils une fatalité ? C’est en effet un fait qui semble s’être installé depuis de nombreuses années. Sur fond de réforme attendue de la psychiatrie dans son ensemble, la situation des détenus interroge.
Le projet de loi pénitentiaire, adopté récemment par les sénateurs et qui sera examiné par les députés, rappelle les fondamentaux de la prise en charge de la santé en prison. Reste encore à déterminer leurs modalités d’application. Mais les grands principes sont fixés.
Pour le premier rapport d’information de Jean-Marie Delarue, contrôleur général des lieux de privation de liberté, cinq hôpitaux psychiatriques spécialisés ont été visités. Seul le compte rendu relatif au CHS de Bassens (Savoie) a été publié. Promiscuité, manque de personnel soignant, dignité sont évoqués.