Depuis plusieurs mois, les syndicats de psychiatres dénoncent le projet de loi réformant les soins sans consentement. L'examen parlementaire a été retardé, puis tout s'est accéléré avec un jugement du Conseil constitutionnel. L'opposition des professionnels reste forte.
La question des soins sans consentement en psychiatrie est sensible. Les débats parlementaires ouverts mardi ont ainsi vu les députés s'opposer autour des concepts de liberté individuelle, nécessité de soin ou sécurité.
Les syndicats de psychiatres publics et privés se sont retrouvés contre le projet de loi relatif aux soins sans consentement. Aucun doute pour ces opposants, le projet de texte est inapplicable et doit être retiré.
Le projet de loi, en révisant les modalités de prise en charge des patients en soins psychiatriques ainsi que la protection de leurs droits et libertés, modifie profondément le rôle des juges. Ces derniers ont émis quelques réserves avant le vote des députés.