Le nouveau PLFSS vise à "bâtir un système de santé plus résilient" en sortie de crise
Les grandes lignes du projet de loi de financement de la sécurité sociale ont été dévoilées ce 24 septembre par les ministres de la Santé et des Comptes publics, dans l'attente de la présentation officielle du texte le 6 octobre. Revue des annonces pour les secteurs sanitaire et médico-social, avec sommaire détaillé des articles de l'avant-projet.
Covid-19 oblige, le PLFSS 2022 entérine un décrochage durablement élevé des recettes et dépenses de la Sécurité sociale. En 2025, le déficit flirterait encore les 15 Md€, un niveau substantiellement toujours lié au déséquilibre de la branche maladie.
Exceptionnellement, assure le ministre de la Santé, il n'y aura pas dans ce PLFSS d'impératif d'économies pour les hôpitaux et cliniques. La mise en œuvre du Ségur se poursuit. L'enveloppe hospitalière intègre néanmoins "des mesures d'efficience".
Afin de satisfaire les ambitions de souveraineté sanitaire, les pharmacies à usage intérieur pourront continuer de produire des médicaments, dans la continuité des actions menées au cours de la crise du Covid-19.
Pour "transformer radicalement" la perte d'autonomie, le dernier PLFSS du quinquennat présente des mesures structurantes pour le secteur du domicile, avec l'appui d'Ehpad aux nouvelles missions. 143 M€ de crédits nouveaux seront fléchés au handicap.
Selon une version provisoire du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2022 datée du 24 septembre, dont Hospimedia a eu copie, voici les mesures, article par article, intéressant les champs sanitaire et médico-social.