La menace de la régulation ressurgit à l'Assemblée nationale au grand dam des médecins
Les députés ont rétabli la mesure instaurant la régulation à l'installation des médecins libéraux et salariés, impulsée par la proposition de loi de Guillaume Garot. Soutenus par les étudiants, les praticiens organisent la fronde. Tandis qu'une alternative se dessine au Sénat, étudiants et internes proposent un texte "prêt à l'emploi".
Supprimée en commission, la mesure sur l'autorisation d'installation délivrée par les ARS est votée en séance publique par les députés. Une piste que ne privilégie pas le Gouvernement, qui préconise de supprimer le numerus apertus.
Ils y sont fermement opposés et n'ont pas manqué de le rappeler. Tribune et communiqués tous horizons, les médecins libéraux, étudiants ou doyens sont montés au créneau ces derniers jours contre la contrainte à l'installation et d'autres mesures.
Dans le contexte polémique d'une possible régulation de l'installation, une nouvelle proposition de loi est déposée au Sénat. Elle apporte plusieurs précisions et dérogations. Les internes et étudiants ont quant à eux rédigé un texte prêt à l'emploi.