Les députés sont invités à relever le débat sur l'aide à mourirL'examen de la proposition de loi instaurant une aide à mourir revient à l'Assemblée nationale après le rejet des sénateurs. Un appel est lancé par des soignants et des usagers aux députés pour "dépasser les oppositions idéologiques stériles", tandis que les ordres des médecins et des infirmiers précisent leurs conditions.
La définition des soins palliatifs reste au cœur des débats parlementairesL'association mondiale des soins palliatifs écrit à la ministre de la Santé Stéphanie Rist pour défendre la définition des soins palliatifs. Celle-ci est susceptible d'être modifiée lors des débats sur la proposition de loi à l'Assemblée nationale.
De nouvelles inquiétudes naissent de l'examen en commission des lois sur la fin de vieLes députés ont adopté, en commission des affaires sociales, les propositions de loi sur les soins palliatifs et l'aide à mourir. L'ajout de la souffrance psychologique dans les critères d'accès à un suicide assisté soulève de nouvelles questions. La suppression des maisons d'accompagnement est par ailleurs incomprise.
Interview"L'aide à mourir sera un geste lourd, complexe, transgressif et chargé d'émotions"Vincent Morel, chef du service de soins palliatifs et président du comité d'éthique du CHU de RennesLa proposition de loi sur l'aide à mourir poursuit son chemin. Au CHU de Rennes, un travail collectif de préparation à l'exercice dans ce futur cadre imposé identifie des clés pour continuer de faire équipe sans renier l'écoute du patient.
Le Sénat vote pour les soins palliatifs mais contre l'aide à mourirLe premier examen par les sénateurs des deux propositions de loi sur la fin de vie se termine avec un rejet du texte modifié sur l'aide à mourir. Celui sur les soins palliatifs fait plus consensus, même s'il est jugé insuffisant par la gauche.
Le Sénat vote contre l'article fixant les critères d'une aide à mourirEn séance publique, les sénateurs ont entériné leur rejet du principe d'une aide à mourir. Ce vote n'a pas entraîné la fin des débats, qui ont abouti sur la création d'une clause de conscience d'établissement.
L'assistance à mourir du Sénat est jugée inaccessible dans les faitsLe collectif des soignants prêts à mettre en œuvre une future législation sur l'aide à mourir estime, dans une lettre ouverte, que la procédure d'assistance définie par le Sénat en commission est contraire à l'éthique médicale.
L'aide à mourir soulèvera un dilemme moral dans l'esprit des directionsUn droit à une aide à mourir soulève des questions éthiques chez les soignants. L'obligation de prévoir des dispositions permettant de l'exercer dans les murs des établissements s'imposera aux directions, même en cas d'opposition personnelle.
Les sénateurs limitent en commission l'aide à mourir au court termeLa copie des députés sur le droit à une aide à mourir est remaniée en profondeur par les sénateurs en commission. Ils suppriment la notion d'un droit et la renomment assistance médicale à mourir, ouverte à moins de situations médicales.