Ressources humaines

L'intervention en Ehpad des masseurs-kinésithérapeute doit être maintenue

L'annonce gouvernementale d'interdire l'entrée des Ehpad aux visiteurs extérieurs amènent certains directeurs à appliquer cette disposition aux professionnels de santé libéraux. Au grand dam du conseil de l'ordre des masseurs-kinsithérapeutes. "L’intervention de masseurs-kinésithérapeutes dans les Ehpad ne peut être assimilée à une visite extérieure dès lors qu’il s’agit de la dispensation d’actes de soins", déplore le Conseil national de l'ordre des masseurs-kinsithérapeutes (Cnomk) dans une note d'actualité datée du 12 mars. L'instance explique faire cette mise au point après avoir été alertée par "de nombreux kinésithérapeutes du refus de directeurs d'Ehpad de leur permettre d'intervenir auprès de leurs patients habituels résidents d'établissements".

Pour faire valoir les droits et obligations des masseurs-kinésithérapeutes —
 qui ont signé un contrat avec un Ehpad —, le Cnomk propose aux professionnels une lettre type à transmettre aux responsables d'établissements. Dans ce courrier, il est rappelé que les masseurs-kinésithérapeutes sont, au titre de leur statut de professionnel de santé, "tenus d'assurer la continuité des soins auprès de leurs patients, qui plus est des plus fragiles du fait de leur âge ou de leur dépendance". L'ordre insiste tout particulièrement sur ce caractère fragile des résidents ayant recours à des soins de masso-kinésithérapie. "La diminution de la mobilité constitue un facteur prédictif de mortalité et les séances [...] pour les personnes âgées diminuent fortement ce facteur, a fortiori lorsqu'ils souffrent de pathologies chroniques".

Sur les réseaux sociaux, Pascale Mathieu, présidente du Cnomk, annonce que, outre la lettre type dénonçant le refus de certains directeurs d'Ehpad de laisser des masseurs-kinésithérapeutes faire leur travail, des courriers du même type ont été envoyés à la Direction générale de la santé (DGS) et aux fédérations de directeurs d'Ehpad.

Par ailleurs, en contrepartie d'une autorisation d'accès à l'Ehpad, le professionnel s'engage
 (dans le courrier type) "à mettre en application les gestes barrières préconisés par le Gouvernement, à savoir le lavage et la désinfection des mains, l'hygiène de base des voies respiratoires, éviter les contacts physiques non indispensables aux soins prodigués ou le port du masque chirurgical".


Lydie Watremetz

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