La certification : un label de qualité et de qualification
Une certaine forme de concurrence s’installe actuellement entre les établissements de soins, qui s’investissent alors dans des outils capables de rendre compte de la lisibilité et de la qualité de leurs activités. La certification remplit cette fonction : respecter les normes permet en effet de rassurer l’ensemble des acteurs (patients, tutelles et professionnels de santé) non seulement sur la qualité du produit (en l’occurrence l’acte de soins) mais aussi sur l’organisation de la production (fonctionnement et organisation de l’hôpital).
Les établissements de soins s’investissent principalement dans la certification car ils la perçoivent comme un outil de l’assurance qualité mais elle peut aussi s’étendre à d’autres domaines : l’environnement, le service, la sécurité,…, toujours suivant des normes bien définies.
Parmi toutes les certifications existantes, les établissements de soins sont très friands de la certification du système de management de la qualité, pour laquelle les normes ISO 9000 constituent la référence internationale.
La certification se développe à l’hôpital dans un environnement difficile, qui se caractérise par des structures et des interlocuteurs multiples, une importante et complexe réglementation associée à une multiplicité des référentiels, le tout dans un contexte économique très sensible. Quelles sont donc les raisons et les limites de l’investissement de l’hôpital dans la démarche ?
Pour l’hôpital, les enjeux sont simples : donner confiance aux patients, mobiliser l’ensemble du personnel vers un objectif commun, améliorer et valoriser la démarche et le système qualité mis en place à l’hôpital, renforcer l’image interne et externe de l’établissement et contribuer au processus obligatoire d’accréditation en cours. C’est sur ce lien avec l’accréditation de l’ANAES que nous insisterons ici.