Offre de soins

Les CHU de Reims et de Nancy s'organisent pour faire face à la vague épidémique

Le Covid-19 frappe de plein fouet l'ancienne région Alsace. Les deux autres CHU de la région Grand-Est s'organisent pour faire face à cette épidémie avec la télémédecine et l'adaptation de leur capacité d'accueil.Des urgences aux services de réanimation, les équipes des CHU de Reims (Marne) et Nancy (Meurthe-et-Moselle) adaptent leur fonctionnement à l'épidémie du virus Sars-Cov-2. La région Grand-Est est l'une des plus touchées par l'épidémie, avec un foyer en Alsace. En qualité d'établissements de référence et de recours, les deux CHU se préparent à accueillir de nombreux patients, notamment en réanimation. Par communiqués, ils précisent les mesures mises en place.

Pour les Samu-Centre 15, des renforts de médecins séniors et d'étudiants permettent de faire face à la multiplication des appels. À Nancy, les élèves en formation d'assistants à la régulation médicale sont également mobilisés. Les deux CHU ont également procédé à la déprogrammation de leurs activités. En réaction, les activités de télémédecine sont "intensifiées" pour le suivi des patients ou en qualité d'expertise auprès des professionnels de ville. Le télétravail se met également en place et les lieux de restauration collective sont fermés. À Reims, la circulation des bus est suspendue dans l'enceinte du CHU.

Gradation de l'offre

Sur les capacités de lits, l'adaptation de la capacité d'accueil se fait de manière graduelle. À Reims, 20 lits de réanimation étaient dédiés au Covid-19 le 18 mars puis 25 le 20 mars. Pour le 25 mars, 31 seront consacrés aux patients Covid-19. Par ailleurs, 72 lits d'hospitalisation de cas possibles et de cas confirmés sont déjà programmés. Le CHU de Nancy adapte sa filière de soins critiques en trois niveaux de gradation :
  • 30 lits répartis dans les deux services de réanimation médicale au niveau 1 ;
  • 28 lits supplémentaires avec la transformation des lits des unités de soins critiques de Brabois et de l'hôpital central ;
  • transformation des lits de l'unité de soins intensifs respiratoires et de l'unité de surveillance continue chirurgicale et coopération, au niveau 3, avec les cliniques Pasteur et Gentilly.

L'établissement est au niveau 2 depuis le 18 mars. Outre des coopérations avec les services de réanimation des deux cliniques citées de l'agglomération nancéienne, le CHU de Nancy collabore avec les CH de Toul et Lunéville (Meurthe-et-Moselle). "Au total plus de 94 lits de réanimation pourront accueillir des patients Covid tout en maintenant une filière de soins critiques conventionnelle, elle aussi graduée en 3 niveaux, pour les patients non Covid en réanimation", précise le communiqué. La maternité de Toul est notamment fermée temporairement dans ce cadre. Dans la Marne, les CH d'Épernay et de Châlons-en-Champagne disposent également de capacité d'hospitalisation dédiée au Covid-19, rapporte le CHU rémois.

Le GH Saint-Vincent accueille ses premiers patients à Strasbourg

Les lits libres de réanimation du Groupe hospitalier Saint-Vincent, établissement associatif de la Fondation Vincent de Paul, accueillent leurs premiers patients à Strasbourg (Bas-Rhin). Dans un communiqué, la fondation indique que six patients sont pris en charge. D'ici le 22 mars, elle entend proposer 18 lits de réanimation de prise en charge de patients Covid-19. Les établissements du groupe ont également aménagé des secteurs dédiés dans leurs locaux pour la prise en charge. À noter que des médecins du groupe sont venus renforcer les équipes de régulation du Samu depuis le 10 mars.

Jérôme Robillard

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