Ressources humaines

Une autorisation dérogatoire est accordée aux professionnels de santé transfrontaliers

Ce 19 mars, le directeur général de la santé a confirmé la mise en place d'une autorisation dérogatoire permanente de passage pour les professionnels de santé transfrontaliers. Depuis plusieurs jours, une pétition demandait des mesures en ce sens.Le 17 mars, une pétition en ligne, lancée en Suisse et ayant recueilli plus de 3 000 signatures, réclamait des macarons et files spéciales pour les professionnels de santé transfrontaliers. Des revendications rapidement entendues, puisque le même jour, un Conseil européen extraordinaire se réunissait. Au-delà des mesures économiques et budgétaires, ses membres ont porté une attention particulière aux travailleurs transfrontaliers, notamment ceux exerçant dans le secteur de la santé. Ils ont estimé que le passage de ces derniers doit être non seulement autorisé mais facilité. Lors de la conférence de presse, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a évoqué le cas du Luxembourg, où "la majorité des agents de santé des hôpitaux vivent soit en France, soit en Allemagne et doivent faire la navette rapidement".

Qu'en est-il à ce jour des professionnels français appelés à passer la frontière quotidiennement ? Interrogé par Hospimedia lors d'une conférence de presse ce 19 mars, le directeur général de la santé (DGS), Jérôme Salomon a apporté des éléments de réponse. Il confirme : "Nous avons une demande très forte qui est faite aux services du ministère de l'Intérieur et en particulier aux forces de police de laisser circuler les professionnels de santé qui se rendent dans leur établissement et sur leur lieu de travail".

Le DGS a fait part de son intention de passer effectivement "un message de facilitation des déplacements de l'ensemble des personnels, et je parle bien des personnels hospitaliers comme des personnels mobilisés dans la médecine de ville". Ceux-ci vont bénéficier d'une "autorisation dérogatoire permanente". Néanmoins, insiste Jérôme Salomon, il s'agit bien d'une autorisation de travail : "L'objectif n'est pas d'avoir d'autres activités culturelles ou sportives mais bien de libérer ces personnels pour pouvoir facilement accéder à leur lieu de travail, puisque ce sont vraiment toutes les personnes mobilisées au quotidien pour répondre en première ligne à l'épidémie."

Clémence Nayrac, avec Agathe Moret

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