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L'implication des étudiants en santé dans la crise sanitaire doit être cadrée et valorisée

Les 250 000 étudiants en santé sont aussi au front en cette période d'épidémie. Leurs représentants rappellent ce 2 avril, toutes filières confondues, qu'il convient de les encadrer et de les préserver, tant sur le plan physique que psychique.Depuis le début de la crise, ils font preuve d'une forte mobilisation. Les quelque 250 000 étudiants en santé de France, partout sur le territoire, prennent toute leur place aux côtés des professionnels de santé. Mais ce 2 avril leurs représentants, toutes filières confondues, ont tenu à rappeler d'une même voix une réalité : ces futurs professionnels restent des étudiants. Et la situation les incitent à formuler plusieurs points de vigilance sur la préservation de leurs droits.

Un encadrement légal, statutaire et assurantiel

"Cette situation sans précédent ne doit pas pour autant nuire à l'encadrement légal, statutaire et assurantiel de cette mobilisation. Cette implication exceptionnelle des étudiants doit être cadrée et valorisée sur tout le territoire", écrivent ainsi l'Association nationale des étudiants en médecine de France (Anemf), l'Association nationale des étudiants en pharmacie de France (Anepf), l'Association nationale des étudiants sages-femmes (Anesf), la Fédération nationale des étudiants kinésithérapie (Fnek), la Fédération nationale des étudiants en soins infirmiers (Fnesi) et l'Union nationale des étudiants en chirurgie dentaire (UNECD). "Ensemble, nous devons protéger les futurs professionnels de santé et garantir pour les patients une prise en charge de qualité", résument-ils.

Les signataires estiment en effet que, comme leur pairs professionnels, la sécurité des étudiants en santé sur le terrain doit être garantie. "Il n'est pas tolérable [qu'ils] soient mis en danger. Les soignants, étudiants comme professionnels, doivent bénéficier du même accès au matériel inhérent à leurs activités, ainsi que la possibilité de disposer de modalités de dépistage en cas de symptômes relatifs au virus Sars-Cov-2", écrivent leurs représentants. La problématique du dépistage des étudiants avait d'ailleurs déjà été soulevée auprès d'Hospimedia par le président de la Fnesi, Félix Ledoux (lire notre article).

Au-delà de la santé physique, c'est aussi la santé mentale des étudiants mobilisés qui préoccupe leurs représentants. "Dans ce contexte où les situations lourdes sont omniprésentes, nous alertons les pouvoirs publics sur les risques que la situation peut engendrer sur la santé mentale des étudiants et des professionnels de santé. Il est nécessaire d'assurer le développement des dispositifs d'accompagnement et de soutien existants ainsi que d'en assurer une information la plus large possible auprès des étudiants", développent-ils.

Enfin, des inquiétudes sont exprimées quant aux enseignements de chaque filière. Malgré la fermeture des établissements d'enseignement supérieur, les fédérations rappellent que la continuité pédagogique doit être maintenue, pour tous les étudiants, en prenant en compte leurs situations personnelles, "tant sur le plan social que médical". "
Un étudiant mobilisé pour soutenir le système de santé ne doit pas être pénalisé dans sa formation", explicitent-elles. L'ensemble des fédérations et associations adhérentes affirment enfin qu'elles sont prêtes à poursuivre leur engagement pour le système de santé. "C'est à travers une collaboration avec l'ensemble des acteurs impliqués dans cette crise sanitaire que nous parviendrons à surmonter cette situation exceptionnelle", concluent ces structures.

Clémence Nayrac
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