Gestion des risques

L'Académie de médecine anticipe la stratégie des tests sérologiques

Toujours en cours d'évaluation, les tests sérologiques de recherche d'anticorps contre la maladie Covid-19 ne sont pas encore disponibles. L'Académie de médecine précise les priorités d'utilisation restreintes dans la population.Très attendue, l'arrivée des tests sérologiques pour détecter l'immunité à la maladie Covid-19 ne semble pas coïncider avec la date annoncée de sortie du confinement. Lors de son adresse aux Français du 13 avril, le président de la République Emmanuel Macron annonce seulement leur utilisation pour "affiner" la mesure de l'immunité collective. Il développe cependant l'utilisation des tests de dépistage pour tous les patients symptomatiques. "Nous n'allons pas tester toutes les Françaises et tous les Français, cela n'aurait aucun sens. Mais toute personne ayant un symptôme doit pouvoir être testée. Les personnes ayant le virus pourront ainsi être mises en quarantaine, prises en charge et suivies par un médecin", explique-t-il.

Dans un communiqué daté du 10
 avril, l'Académie nationale de médecine prend acte de cette indisponibilité des tests sérologiques mais livre des premières préconisations sur leur utilisation. "Lorsque ces tests sérologiques seront autorisés et disponibles en France, leurs modalités d’emploi devront être guidées par une réflexion stratégique", avance-t-elle. L'académie considère ainsi que ces tests sont à utiliser en priorité chez les professionnels de santé exposés et chez les personnes à risque élevé de forme grave, soit les résidents d'Ehpad et les malades chroniques. Cette priorisation permettra ainsi une stratégie adaptée, "au cas par cas" des mesures de prévention.

Elle recommande également de mener des enquêtes séro-épidémiologiques de grande ampleur pour évaluer la part de population infectée lors de la première vague épidémique. Santé publique France, en lien avec les ARS, aurait la charge de superviser ces enquêtes. "Les résultats de ces enquêtes séro-épidémiologiques permettront de suivre l’évolution de la séroprévalence dans les régions tout au long de la phase de déconfinement et pendant la phase post-épidémique, mais qu’ils ne constitueront pas une base décisionnelle majeure pour le processus de sortie du confinement", estime l'Académie de médecine.

Jérôme Robillard

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