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La HAS recense les risques nutritionnels en période de confinement

Le Covid-19 et le confinement exacerbent les maladies nutritionnelles. La HAS évoque dans une fiche les dernières données scientifiques concernant les pathologies chroniques et risques nutritionnels en ambulatoire pendant la crise.Sur la base des connaissances disponibles au 16 avril, date de validation du document, le collège de la Haute Autorité de santé (HAS) présente sous la forme de réponses rapides les différents risques nutritionnels dans le cadre de l'épidémie de Covid-19. Ce travail a été réalisé par la HAS avec le soutien de la Société francophone du diabète (SFD), la Fédération française de nutrition (FFN) et le Collège de la médecine générale.

Des risques selon les populations

Dans cet avis, trois populations à risque d'aggravation très importante en cas d'infection sont distinguées : les personnes atteintes de maladies chroniques, les personnes en surpoids et obèses, et les personnes âgées.
Plus globalement, selon les populations considérées, le confinement — sans infection — a des effets antagonistes, soit une prise de poids pour les obèses, liée notamment à la sédentarité et à une alimentation déséquilibrée, et des risques de dénutrition pour les séniors "avec fonte musculaire, troubles de la mobilité, carences nutritionnelles, une possible aggravation des situations", précise la HAS. Dans tous les cas, il est souligné que la continuité des soins est primordiale. Un conseil que rappelle fréquemment le directeur général de la santé (DGS), Jérôme Salomon, lors de ses points presse quotidiens (lire notre dossier).

Covid-19 et dénutrition

En cas d'infection il semble que le Covid-19 soit "un critère étiologique de dénutrition et s'accompagne d'inappétence sévère, de difficulté à s'alimenter en cas de dyspnée ou polypnée, de fonte musculaire majeure (anorexie, inflammation, immobilisation)". Chez les patients âgés, le Covid-19 est donc un risque complémentaire de dénutrition.
"La mobilisation précoce et la kinésithérapie sont indispensables, quand l’état clinique le permet, pour limiter la fonte musculaire, les troubles de la marche et la dépendance", souligne la HAS. En ce qui concerne les patients en nutrition parentale à domicile et ayant donc un risque infectieux important, la HAS demande aux centres labellisés et aux intervenants à domicile de pratiquer à leur égard une vigilance renforcée.

Des renforts demandés

Dans la foulée du paragraphe consacré à la prise en charge nutritionnelle artificielle à domicile des patients Covid-19, la HAS encourage le maintien en activité — avec les moyens de protection adaptés — des professionnels tels que : les diététiciens, les professionnels de rééducation, les psychologues (hospitaliers et libéraux), soit tous ceux qui peuvent "apporter aux patients et personnels le soutien adapté en cette situation de stress accru à risque très négatif sur les maladies nutritionnelles".

Lydie Watremetz

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