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La HAS précise sa réponse rapide sur le parcours des femmes enceintes


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Souhaitée par les instances représentatives des sages-femmes, l'actualisation par la HAS de ses réponses rapides sur le suivi des femmes enceintes ou ayant accouché est effectuée. Plusieurs précisions sont apportées.
Information mise à jour : La HAS procède à une nouvelle actualisation de ses réponses rapides. Cette mise à jour vise à les adapter à la levée progressive du confinement. Un encadré est ainsi ajouté à la fin de l'article.

Face à l'épidémie de la maladie de Covid-19, la Haute Autorité de santé livre plusieurs réponses rapides pour encadrer le suivi de certaines catégories de population à risque. C'est le cas notamment des femmes enceintes ou ayant accouché, pour lesquelles deux publications sont désormais actualisées. La lecture des premiers documents mis en ligne a fait naître des inquiétudes chez les instances représentatives des sages-femmes (lire notre article). Elles craignaient une mauvaise interprétation de ces recommandations et regrettaient que les disparités géographiques ne soient pas suffisamment incluses.

La présence d'un accompagnant sous conditions

Sur le suivi prénatal, la HAS insiste sur l'importance de la sécurité psychologique et émotionnelle des femmes enceintes. "Les consultations de suivi, l’entretien prénatal précoce et les séances de préparation à la naissance doivent y contribuer, qu’ils soient assurés en présentiel ou à distance", selon l'agence. Elle rappelle par ailleurs que les consultations du 7e et du 8e mois sont à garder en cas de grossesse à risque — un regroupement est envisagé pour les grossesses non-risquées. Enfin, sur la présence d'un accompagnant à l'accouchement, des conditions sont fixées à commencer par le respect des règles de confinement. Du côté des établissements, cette présence est possible si le matériel de protection est disponible et si l'équipe est suffisante "pour veiller à l’application de ces règles sans impacter le bon fonctionnement de la maternité".

Sur le suivi postnatal, la HAS met l'accent sur la surveillance du risque d'ictère, ou jaunisse. "
Ce risque doit faire l'objet d'une attention particulière et d'une organisation anticipée : surveillance à domicile et retour à la maternité en cas d'ictère confirmé", estime-t-elle. L'examen 48 heures après la sortie de la maternité s'effectue ainsi obligatoirement par une sage-femme, le pédiatre examinant l'enfant entre le 6e et le 10e jour. Les nouveau-nés de femmes atteintes par la maladie Covid-19 sont considérés comme porteur du virus, un test de dépistage est ainsi non-justifié et l'isolement est recommandé au domicile sans séparer la mère de l'enfant.

Enfin, sur la question de l'hétérogénéité géographique, la HAS souligne
 : "L'organisation du suivi postnatal doit pouvoir être modulée en fonction des particularités géographiques de l'épidémie et de l'accès aux ressources locales". La sortie précoce de maternité est notamment concernée par les disparités de ressources humaines et organisationnelles.

Des évolutions liés à la levée du confinement

En raison de la levée progressive du confinement, la HAS réalise une mise à jour, mise en ligne le 20 mai, de ses réponses rapides. "En période de levée du confinement, la HAS émet des recommandations valables aussi bien pour le suivi des femmes enceintes que pour celles ayant accouché. Dans les deux cas, ce suivi doit être modulé en fonction de l'évolution locale de l'épidémie (intensité de la circulation du virus), de l'accès aux ressources sanitaires locales ainsi que de la demande de la mère ou du couple concernés", précise-t-elle. L'agence promeut également le maintien des gestes barrières en consultation.

Le parcours des femmes enceintes est ainsi détaillé. La HAS recommande également un dépistage virologique en amont des interventions programmées, comme un déclenchement ou une césarienne, voire, si possible, avant toute hospitalisation programmée. Le suivi après l'accouchement est renforcé pour les enfants nés de mères ayant contracté le Covid-19. Ce parcours est précisé jusqu'à leurs deux ans. La HAS ajuste également le suivi global postnatal, "en fonction des besoins perçus par le professionnel ou exprimés par la mère sur différents aspects", notamment la dépression postnatale.

Jérôme Robillard

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